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Le ministre de l'Agriculture Pierre Corbeil dépose le Livre vert pour la première politique bioalimentaire. Le 9 juin 2011 - 11:46 | Le ministre de l'Agriculture Pierre Corbeil dépose le Livre vert pour la première politique bioalimentaire. - M. Corbeil, c'est un document important pour le nouveau ministre de l'Agriculture, de quel élément ou proposition êtes-vous le plus satisfait? - En fait c'est parce qu'on veut faire un véritable changement de culture. On veut donner le goût du Québec, si on traduit ça concrètement c'est de la terre ou de la mer à votre table pour le consommateur. On se rend compte quand on s'arrête un peu pour y penser, que en étant près de 8 millions de citoyens au Québec que ça représente près de 24 millions de repas par jour et que le secteur bio-alimentaire qui répond à cette demande là au quotidien emploie 475 mille personnes. - C'est un secteur important pour le Québec. - Il est déployé dans toutes les régions du Québec et que ce soit dans la production dans la pêche, dans la transformation, dans la distribution dans la préparation, ultimement dans la consommation vous en conviendrez avec moi qu'il faut être très bien organisé pour satisfaire cette demande et prendre notre place aussi sur les marchés étrangers. - D'ailleurs, pour donner une direction, vous proposez une commission parlementaire. Or, on sait qu'en 2006, il y a eu la Commission pour l'avenir de l'agriculture. Selon son rapport, en 2011 donc cette année, on promettait que le gouvernement allait être en action, en quoi la commission que vous proposer sera-t-elle différente? - En fait la commission Pronovost puisque vous faites référence aux travaux qui se sont déroulés de 2006 à 2008, a recommandé un certain nombre d'actions à poser par le gouvernement, il y en a plusieurs de ces actions là qui ont été posées; pour l'avenir le rapport Pronovost nous recommandait de doter le Québec d'une politique du bio-alimentaire. Le document qui a été déposé hier va nous amener à l'adoption d'une politique du bio-alimentaire. Cette politique là va être basée sur l'adoption d'une loi-cadre qui va découler des consultations qu'on tiendra à l'Assemblée nationale à l'automne devant les législateurs, devant les députés, et aussi peut-être des modifications de lois actuelles parce que sous la responsabilité du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, il n'y a pas moins d'une trentaine de lois qui datent pour certaines d'un certain temps et qu'il faudrait peut-être ajuster et adapter à la réalité de 2010 les prochaines années. - Vous parlez de modifications de lois, on peut penser au monopole de l'UPA, vous demandez, dans votre document, aux intervenants de laisser les producteurs décider s'ils veulent continuer avec le monopole. Comment cette proposition va-t-elle se traduire, allez-vous les rencontrer? - J'ai hâte de les entendre en commission parlementaire à l'automne, c'est quelque chose qui devrait débuter en septembre; dans le tout le processus de consultation on pourrait avoir des représentations qui vont émaner de différents organismes ou associations ou individus ou citoyens qui vont nous faire des suggestions là-dessus. Maintenant comme vous l'avez mentionné dans le préambule de votre question, ça concerne d'abord et avant tout les producteurs agricoles lorsqu'il s'agit d'organismes qui pourraient être appelés à les représenter. |